Un peu de repos (enfin presque !)

Écrit par Tom –

Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie même si on pense parfois que c’est La Paz. Nous nous y rendons de Potosi en bus (encore !).

C’est une ville très jolie avec de nombreux bâtiments coloniaux très bien entretenus notamment autour de la place centrale, à l’allure de parc. Le climat y est agréable et les jardins sont parsemés de palmiers comme dans le Sud de la France.

Nous décidons de rester là pendant une petite semaine pour nous « reposer » de nos fréquents déplacements de ces derniers temps. Je propose à Sophie d’en profiter pour prendre des cours d’espagnol car notre niveau laisse à désirer. On se débrouille pas mal pour les expressions de voyage et pour commander des bières mais pour discuter avec les gens, on est un peu limite.

En cherchant des cours on tombe sur un restaurant français (la Taverne) qui est accolé à l’Alliance française. La cuisine y est excellente et cela nous rappelle un peu le pays.

On se renseigne auprès du secrétariat de l’Alliance pour des cours particuliers. La secrétaire ne parle pas français et c’est un vrai sketch ! On s’en sortirait mieux avec la langue des signes ! Après quelques minutes de galère, on comprend à peu prés que c’est bon marché et que le professeur, lui, est bilingue. On signe !

Le lendemain nous faisons connaissance avec Elias, notre prof. C’est un jeune psychologue bolivien qui a enseigné l’espagnol à Strasbourg. Il est très pédagogue. Avec lui, nous devrions progresser rapidement. Nous passons donc la semaine à étudier le matin et visiter la ville l’après-midi.

Hormis son cadre reposant, la ville n’offre pas beaucoup de centres d’intérêt : le point de vue panoramique de la Recoleta, le musée des traditions régionales, la maison de la nation, et les pas de dinosaures à la sortie de la ville (qui est plus un parc d’attraction pour gamins qu’un parc archéologique).

Le samedi, nous reprenons la route (toujours en bus) pour Santa Cruz de la Sierra, point de départ pour la traversée du Paraguay. Au programme, un bus normal sans couchettes… la nuit va être longue.

Le trajet qui devait normalement durer 14 heures est plus animé que notre semaine passée à Sucre. A peine avons nous quittés la gare que nous vivons un remake de «Speed » : notre chauffeur, qui s’est pris une queue de poisson par un taxi se met à faire demi tour en centre ville (à moitié en dérapant), s’arrête devant le chauffard et sort du bus pour le rouer de coups !!! La scène un peu surréaliste pour nous est vécue très normalement par les autres passagers. Certains l’encouragent même ! Ça dure 2 minutes puis, notre chauffeur calmé, chacun repart de son coté comme si de rien était. Nous découvrons que la route qui mène de la Capitale à Santa Cruz n’est goudronnée que sur 1 dixième du trajet. Le reste du temps, nous zigzaguons de nuit sur un chemin de terre au bord du précipice. Vers 22h, on entend un bruit bizarre sur l’essieu arrière : crevaison ! Les 2 chauffeurs et l’assistant s’en occupent et on repart après 45 minutes. Un retard que le chauffeur se met en tête de rattraper ! En une heure, nous doublons tous les bus qui nous ont dépassés pendant le changement de roue…

A minuit, autre bruit à l’avant droit.. deuxième crevaison ! Et plus de roue de secours…

On arrête un camion qui nous en prête une. Cette fois le temps de changement de roue multiplié par deux : démontage sur le camion et remontage sur notre bus. Une chance que les camions et les bus aient des roues du même diamètre ! Les passagers restent très calmes et prennent les événements avec beaucoup de philosophie.

On repart. Un gamin d’un an et demi dors tranquillement à même le plancher du bus au milieu du couloir, bringuebalé sous les sièges à chaque virage.

Nous arrivons finalement à Santa Cruz exténués à 8 heures du matin après 15 heures de trajet. « 6 de Octubre » : encore une compagnie de bus à bannir ! Elias nous avait conseillé la flotte « Bolivar » : on aurait dû l’écouter.

Santa Cruz est la plus grande ville de Bolivie. Elle est constituée en anneaux. Notre hôtel 3 étoiles à 17€ la nuit (cherchez l’erreur!) est en bordure du premier cercle, c’est à dire à 1 kilomètre environ de la place centrale. Sur internet, on pensait que c’était plutôt bien placé mais comme il fait 32 degrés (soit 10 de plus qu’à Sucre) et hyper humide, on peut prendre une douche à chaque fois que l’on va en centre ville. Les laveries font fortune !

La ville est très moderne et les gens sont moins typés que dans le reste du pays. Ici, c’est la société de consommation dans toute sa splendeur : une vie à l’américaine ! Des centres commerciaux, des cinémas énormes, des restaurants partout : on se croirait sur le Strip de Vegas comme dirait Sophie. Paradoxalement, on croisera très peu de touristes.

Très peu pour nous. Ce n’est pas ce que l’on était venus chercher en Bolivie ! Vivement qu’on décampe au Paraguay !

Nos restos préférés :

à Sucre :

Monte Rosso – calle Padilla 70

Un petit bijou italien dont le secret est bien gardé (pas d’enseigne à l’extérieur – il faut sonner pour que le propriétaire ouvre la porte). Très bons plats italiens (pâtes en tous genres)

La Taverne – calle Arce (proche de la place et dans la cour de l’Alliance française)

Plats boliviens revus à la française. Lieu très agréable et prix raisonnable (menu 4 plats pour 45 BOB soit 5 euros !)

à Santa Cruz :

La Republica – calle Bolivar

Très bons jus de fruits avec menthe fraîche et empenadas. Patio tropical reposant et bon service.

Notre album photo :

TDM Bolivie Sucre Santa Cruz

4 Comments

  1. Je n’ai pas encore eu le temps de tout regarder mais ce que j’ai vu est magnifique ! Merci !
    Je suis fière de toi mon filleul ! (presque autant que ta mère…)
    Je communique votre site à nos enfants, et j’espère faire la connaissance de Sophie en vrai…
    Bises très affectueuses.

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