On fait le mur (à Pékin)

Écrit par Tom –

Un chinatown immense, surpeuplé, bruyant, pollué, survolté, … c’est souvent l’image que l’on a de Pékin. En fait, c’est tout cela à la fois, mais c’est aussi beaucoup d’autres choses qui font qu’on a qu’une seule envie : y revenir !

On arrive de nuit dans la capitale et on prend le métro pour nous rendre à la guesthouse. Il est ultra-moderne, sûr, propre et le ticket ne coûte que 2 yuans (soit 25 centimes d’euros). RATP prend ça dans les dents !

A la sortie, on se retrouve au cœur des hutongs. Ce sont les vieux quartiers résidentiels, aux rues innombrables, sombres et aux maisons cachées dans de minuscules courettes. Il fait 0 degré, on grelotte et on a nos gros sacs sur le dos. Aucun plan de la ville en vue. Juste le nom de la rue en mémoire. On sillonne de long en large le quartier pendant 30 minutes sans trouver trace de notre hôtel. La batterie de notre portable est HS. Après presque un mois passé en Chine, c’est notre première galère.

On sonne à une porte qui nous semble être au bon numéro. Un couple nous ouvre en pyjama, l’air très étonné de voir des « blancs becs » frigorifiés. Apparemment, c’est pas là ! Pour nous aider, l’homme, très gentil, appelle l’auberge, parle pendant 5 minutes et…raccroche. Il se met ensuite à nous expliquer la route en chinois et par signes. On aurait pu parler directement avec l’hôtel ça aurait été plus simple…

Le point positif, c’est que maintenant on a la direction. C’est reparti. Après 15 autres minutes de marche sans succès, on finit par trouver quelqu’un qui connaît le chemin et qui nous accompagne. Enfin au chaud, on savoure. Soit dit en passant, on se rendra compte le lendemain matin que l’hôtel est très bien situé, à seulement 2 minutes du métro…

Le premier jour, nous allons découvrir la place Tiananmen. Ça aussi, ça se mérite : les contrôles de sécurité sont draconiens après l’attentat qui a eu lieu deux semaines plus tôt et la file d’attente est immense.

Le lendemain, nous allons au Palais d’été situé au Nord Ouest de la ville. La balade d’une demi-journée est agréable. On fait le tour du lac avant de monter au temple et au palais de l’impératrice construit en 1750. Le temps est ensoleillé et on a l’impression d’échapper un peu à la pollution. Le vent glacé nous gèle les os. A l’ombre d’un parc, on regarde amusé des locaux en pleine séance de gymnastique ou de danse.

Le jour suivant, on part pour la grande muraille. Un édifice que l’on attend de voir avec impatience depuis le début du voyage.

La majorité des touristes chinois se rend sur le tronçon de Badaling, le plus proche de Pékin. Comme on veut éviter de faire la balade avec quelques milliers de chinois, on décide d’aller à Jinshanling situé à 125 kilomètres (voir itinéraire en bas de page pour ceux que cela intéresse).

Une fois sur place, le spectacle est grandiose. Il fait beau et la muraille s’offre à nous. Pari réussi : nous ne croiserons qu’une vingtaine de touristes pendant la journée. Nous n’aurions pas pu rêver mieux. On se promène environ 4 heures et on traverse une dizaine de tours de guet. Parfois, le dénivelé est impressionnant.

Mao disait que l’on est un homme qu’une fois que l’on a foulé la grande muraille. Je ne sais pas s’il avait raison, mais en tout cas, on ressent un sentiment incroyable lorsque l’on pense que le mur fait 6700 km de long !

Le dernier jour, nous clôturons notre séjour chinois en allant à la cité interdite.

Là bas, retour à un tourisme de masse à la chinoise où chaque groupe composé de 30 à 100 personnes suit son porte-drapeau (ou son porte-mascotte), où le touriste de derrière ne quitte pas d’une semelle son compère de devant, où chacun s’agglutine devant le moindre recoin duquel il pourrait prendre une (mauvaise) photo.

L’équipe rouge bien compacte !

On trace notre chemin au milieu de la foule et on finit par trouver quelques endroits plus calmes pour apprécier la beauté du lieu.

Le soir nous retrouvons Lalaah, notre amie française que nous avions revue de façon impromptue à Xi’an (voir les articles précédents). Elle a brillamment gagné le mini Pékin-Express que nous avions improvisé 5 jours plus tôt. Elle est arrivée à Pékin quelques heures avant nous en ayant visité 4 villes étapes en 5 jours avec des trains couchettes presque chaque soir. Chapeau, on n’a pas fait mieux. Bravo Lalaah !

On fête ça dans un hot pot, un restaurant qui propose un genre de pot au feu asiatique.

Itinéraire pour Jinshanling (muraille) :

A la gare de Dongzhimen, prendre le bus 980 pour Miyun. Y15 – 2 heures

A Miyun, prendre un minibus collectif pour Jingshanling. Y50 (à négocier) – 1 heure.

Si possible demandez au chauffeur de vous attendre. (Même chose en sens inverse au retour.)

Notre album photo :

TDM Chine Pékin

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