Un peu d’air pur à Pokhara

Écrit par Tom –

Visa indien en poche, nous nous enfuyons de Katmandou pour retrouver un peu de tranquillité à Pokhara. Située à 250 kilomètres à l’Ouest de la capitale, elle est nichée au bord d’un lac au pied de la chaîne des Annapurnas. Cette partie de l’Himalaya comprend 14 montagnes de plus de 7000 mètres et 16 autres de plus de 6000 mètres. De quoi nous offrir un beau spectacle !

L’unique route qui relie ces 2 villes est l’une des pires que nous ayons vue jusqu’à présent. Le flot régulier des innombrables véhicules et les glissements de terrains l’ont érodée et constellée de nids de poules. Nous sommes remués pendant 9 heures et le terme « deluxe » accolé à notre bus est plus que superflu…

Les abords de la ville sont très bruyants à l’image de Katmandou et cela nous fait craindre le pire. Finalement le bruit et la foule s’estompent quand nous arrivons à Lake side. Au bord du lac, les petites échoppes et des restaurants replacent les maisons délabrées et rues crasseuses des alentours. A cause des élections animées des derniers jours, on y croise peu de touristes et nous trouvons enfin le calme attendu.

Une bonne nouvelle nous attend en arrivant à l’hôtel. Pour l’anniversaire de Sophie, on nous surclasse en nous offrant une chambre très confortable. De la terrasse du toit, on peut admirer le rougeoiement du soleil sur le Machapuchare.

 Le premier jour, nous traversons le lac en barque pour emprunter le sentier qui grimpe à la Peace pagoda. Une heure seulement nous suffira pour l’atteindre. Une fois là haut, nous admirons la vue splendide sur les annapurnas, au son des mantras d’un moine. C’est très reposant.

La pagode, d’un blanc éclatant, fait partie d’un projet japonais qui vise à promouvoir la paix entre les peuples. 70 ensembles identiques ont été construits partout dans le monde.

 Sur le chemin du retour nous traversons le village de réfugiés tibétains de Tashi Ling. La communauté tibétaine, très nombreuse au Népal, vit dans des habitations de plein pied de structure uniforme mais néanmoins très colorées. Les gens nous accueillent avec de grands sourires et nous dirigeons machinalement vers un temple qui se prépare à l’une des 2 prières quotidiennes communes.

Alors que nous passons devant la cour, les moines nous invitent à assister à la cérémonie. On nous désigne un endroit du temple où nous pouvons nous asseoir et le concert de mantras commence sous la direction du moine principal. L’un d’entre eux rythme le chant d’une voie incroyablement grave qui, amplifiée grâce à un micro, fait vibrer notre cage thoracique. Après quelques minutes, d’autres moines apportent des instruments : des petits cors, des tambours et 2 énormes trompes que l’on déplie à nos pieds. Au signe du moine principal, les percussions retentissent et les vents rugissent. Avec Sophie on ne peut s’empêcher de rire tellement la cacophonie est totale. On s’attendait à quelque chose de plus mélodieux !

Après 2 minutes de boucan absolu à s’en décoller les poumons, le rythme lancinant des mantras revient progressivement. Nous restons là presque 1 heure (et environ 3 tintamarres) puis nous sortons discrètement. C’était une expérience géniale.

Le lendemain, nous passons à quelque chose de plus sportif : une randonnée de Naudanda à Sarangkot. Naudanda est situé à environ 20 kilomètres de Pokhara et faute de temps et de renseignements précis pour prendre des bus locaux, nous nous résignons à prendre un taxi. La marche débutée, nous traversons pendant 5 heures les villages parfois accompagnés par des habitants souhaitant faire la conversation en anglais.

C’est très agréable même si nous longeons le versant Est qui ne bénéficie pas de la vue sur le massif. Ce n’est qu’une fois arrivé à Sarangkot que le spectacle s’offre à nous et il est à couper le souffle. La vue est dégagée malgré l’heure tardive et aucun obstacle devant les Annapurnas. Quelle belle journée !

Nous redescendons en fin d’après-midi dans la vallée en empruntant un raccourci indiqué par un villageois. Plusieurs fois, le chemin s’arrête et nous devons traverser des jardins, des champs et des rivières en terrasses avant de retrouver la route en contrebas. A chaque détour, les gens sont surpris et amusés de nous voir et nous saluent d’un « Namaste » amical.

C’est déjà le dernier jour. Nous décidons, pour fêter nos anniversaires respectifs, de nous initier à l’autre spécialité locale après le trek : le parapente. On compte 18 compagnies à Pokhara et les spots sont très réputés.

Sophie sautera en tandem avec Sashin, un népalais et moi avec David, un pilote américain chevronné qui à participé aux X-Games avec l’équipe US. Le décollage a lieu de Sarangkot à 2 220 mètres et dès que nos pieds quittent le sol, nous nous élevons grâce aux courants ascendants puissants. C’est hyper impressionnant de voir les voitures et les habitations minuscules en bas. Pendant quelques minutes nous évoluons même avec des rapaces qui planent à la même altitude.

Nous rejoignons ensuite la mêlée où une dizaine de parapentes évoluent ensemble comme dans un ballet circulaire pour reprendre les courants. C’est un peu flippant, car les détecteurs de présence placés au dessus des voiles sonnent dès qu’un parapente nous frôle d’un peu trop près. Pour atterrir, David me gratifie de quelques voltiges et c’est un peu barbouillé que je met les pieds à terre suivi de peu par Sophie et son pilote. On a adoré l’expérience et on en refera à coup sûr dès que nous seront rentrés en France.

Le quatrième jour, nous reprenons le bus pour Katmandou, heureux du court séjour passé ici et frustrés de ne pas pouvoir rester un ou deux jours de plus. Il est temps de partir à Janakpur et l’Est du Népal pour arriver à temps pour le festival…

Bonnes adresses :

Hotel Sampada Inn : Lake side dans la rue à coté du Restaurant Once Upon A Time.- Personnel très professionnel et très agréable. Chambres très propres et spacieuses. Petit déjeuner inclus servi dans le jardin. Excellent rapport qualité prix ! 12€/nuit

Sunrise Paragliding : au nord de Lake Side – Agence sérieuse (et la plus ancienne de la ville). Les pilotes (dont quelques français) sont très expérimentés et pas casse-cous. Environ 55 euros le saut de 30 à 45 minutes.

Notre album photo :

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TDM Népal Pokhara

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