Darjeeling, my cup of tea

Écrit par Tom –

8 heures de bus local (le plus bondé de notre voyage) nous sont nécessaires pour arriver à Raniganj, à la frontière indienne. Pour le visa de sortie, les douaniers népalais sont très cools. Le contraste n’en sera que d’autant plus brutal avec leurs homologues indiens. De l’autre coté, ce n’est plus du tout la même ambiance : chiens agressifs, accueil glacial et zèle administratif agaçant. Cela nous rappelle un peu la demande du visa à Katmandou.

Surtout ne pas s’énerver” On suit les bons conseils d’Amine et Chloé qui avaient passé 3 mois et demi dans le pays. Après avoir contrôlé 2 fois chaque caractère de mon formulaire et l’avoir recopié (très lentement) car non lisible selon lui, le douanier nous laisse finalement passer. Ouf, on y est!

Une fois la frontière traversée, on reprend un bus pour Siliguri dans lequel nous faisons la connaissance d’un népalais plutôt original : il est chrétien et chanteur de gospel! Reste de l’héritage britannique, une petite communauté chrétienne est présente dans la région. Il nous quitte en nous souhaitant un joyeux Noël d’avance 🙂

A Siliguri, mauvaise surprise. On est arrivé trop tard et les 4×4 qui font la navette pour Darjeeling ne partent plus aujourd’hui. On met 1h30 pour trouver un hôtel pas trop miteux.

Le lendemain, on découvre stupéfaits que plus personne ne veut nous conduire à Darjeeling. Les chauffeurs se sont déclarés en grève pour protester contre le péage de l’unique route qui y mène. La tuile !

A la gare de bus, on nous assène le même refrain. Pas de bus aujourd’hui. Même motif. Dépités, on se dit qu’on aurait jamais du venir ici. Assis dans la gare, on revoit tout notre parcours quand survient Michael, un grand blondinet australien paumé lui aussi. On est bien contents de se retrouver à 3 car ça sera plus facile pour négocier. On décide finalement de ne pas abandonner et on finit par dénicher un taxi d’accord pour faire la route malgré le blocus. C’est 4 fois plus cher que prévu mais on n’a pas fait tous ces kilomètres pour échouer si près du but !

On roule 3 heures sur une route sinueuse à flanc de ravin pour atteindre Darjeeling, perchée dans les nuages à 2000 m d’altitude. A peine arrivés, on s’installe dans la chambre Ringo de notre hôtel. Le « revolver guesthouse » est entièrement aménagé sur le thème des Beattles, le groupe préféré du propriétaire. On se détend en dégustant une bonne tasse de thé dans l’une des nombreuses tea houses du quartier.

Le lendemain nous visitons le centre ville qui se trouve être beaucoup moins calme que prévu. La circulation est dense, les rues sont bruyantes, étroites et pentues. Parmi les maisons ordinaires en béton, on trouve parfois de très belles demeures coloniales délabrées. Des escaliers très raides permettent de couper à travers les blocs d’habitations pour récupérer les axes principaux. Ce qui nous marque le plus, c’est la diversité des populations qui vivent ici : gorkhas, sherpas, magars, gurungs, tamangs, newars, bengalis, chinois, tibétains,… et une poignée de touristes occidentaux arrivés avant la grève.

Avec Michael, nous partons visiter Happy Valley, la plus célèbre des 80 plantations que compte Darjeeling. On traverse les champs de théiers et on assiste à une dégustation dans un petit cabanon à l’entrée de la propriété. On apprend que le pied comporte plusieurs branches mais seule la feuille du dessus, la plus délicate, est récoltée. Pour faire une bonne tasse de ce thé, il ne faut laisser infuser les feuilles que quelques secondes. 5 secondes pour le thé noir et 3 minutes pour le thé vert. Délicieux! C’est la saison de la coupe des plants. La récolte est terminée et nous ne croiserons pas les cueilleuses si photogéniques de notre guide de voyage. 

Le jour suivant, on prend le toy train, un train minuscule de 2 wagons qui relie Darjeeling à Ghoom. C’est notre cadeau d’anniversaire (merci Patrice et Maryse ;). Le trajet ne dure qu’une heure mais cela vaut vraiment le détour. On traverse les rues au milieu du trafic routier en frôlant les échoppes dans un bruit de sirène assourdissant. Une superbe expérience. Au retour, une bonne nouvelle nous attend : la grève des chauffeurs de 4×4 est terminée !

Avant de quitter la ville, nous achetons une carte sim prépayée ce qui se révèle hyper compliqué et bourré de paperasses administratives. Même pour envoyer un colis, on a droit à un cérémonial surprenant. Notre carton est recouvert de tissu et scellé à la bougie. Le résultat est splendide mais il faut prévoir 15 minutes par paquet…

Le chemin du retour est beaucoup moins confortable que l’aller. Nous sommes tassés à 11 dans un 4×4 avec une partie de nos bagages sur les genoux et c’est avec le dos en compote que l’on arrive à la gare de New Jaipalguri Jonction. De quoi nous mettre en condition pour les 10 heures de train (prévues) qui vont suivre… Direction Varanasi !

 

Une bonne adresse :

Revolver guesthouse : Gandhi road (derrière l’église) – Hôtel très propre tenu par un patron et un personnel aux petits soins. Il contient 5 chambres au nom de chaque membre des Beattles. environ 800 rp la nuit.

Notre album photo :

TDM Inde Darjeeling

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